D’où la startup LAMAMY puise-t-elle son énergie ?

Pas un mois ne passe sans que l’on entende parler de Lamamy, tant la plateforme de commerce équitable que le service de mise en relation, tout en multipliant les actions et projets : campagne de collecte de fonds pour orphelins durant le mois de Ramadan et le lancement de son site Internet, le 21 juin dernier.

Pour la petite histoire, la saga de la coopérative a débuté avec la fondatrice Meryem Cheraji, en 2016. Jeune étudiante passionnée de voyages et férue de contacts humains, Meryem va peu à peu sortir de sa zone de confort et s’impliquer dans les activités associatives. Elle va adhérer à plusieurs associations en tant que bénévole et participer aux activités de Masterpeace, Makesense, … pour ne citer qu’elles.

La période est propice, puisque l’écosystème entrepreneurial Marocain est en pleine éclosion. Au fil des rencontres, Meryem va prendre goût et multiplier ses participations aux Hackathons. Après tout, rien ne l’empêchait de proposer une idée de projet, en discuter au sein d’un groupe, le soumettre à un encadrant et le porter à maturité. C’est au fil de ses pérégrinations que va germer dans son esprit le projet Lamamy, en 2017. L’idée mûrit pour aboutir à une plateforme à vocation sociale où le manger bon et équitable est accessible à tous. « Ma conviction personnelle m’a poussé à m’intéresser à cette catégorie de femmes ayant la lourde responsabilité d’assurer seule la charge du ménage ».

A l’instar de millions de Marocaines, les femmes qui réalisent les plats de Lamamy souffrent de ne pas avoir assez de temps à consacrer à leurs maisons et enfants, du fait du surmenage dû au travail. Aujourd’hui, grâce à la plateforme, elles ont retrouvé le sourire. Les yeux pétillants de fierté, Meryem ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Au fait, Meryem s’est inspiré de sa mère, qui a assuré seule son éducation et celle de ses trois frères et sœur depuis ses 7 ans. Pour avoir plus d’argent et faire face aux besoins du quotidien, sa mère a dû faire d’énormes sacrifices. « Cette expérience personnelle m’a encouragée à aider ces femmes en leur assurant un revenu permanent. Mais aussi nourrir les salariés, travaillant à des horaires continus et n’ayant pas la possibilité de manger sur leur lieu de travail à des prix raisonnables », explique la jeune entrepreneuse.

Au fil de son développement, l’originalité de Lamamy n’est pas passée inaperçu. Depuis son démarrage, Lamamy a glané plusieurs trophées et récompenses. Le dernier en date est le prix social, décroché lors de la 3e édition du Challenge franco-marocain de l’entrepreneuriat 2019, organisé conjointement par l’ambassade de France au Maroc, Emlyon business school campus Casablanca et la Fondation marocaine pour la promotion de l’entrepreneuriat.

One thought on “D’où la startup LAMAMY puise-t-elle son énergie ?”

  1. What an emotional story. As a Moroccan, I am very proud and very happy to see a young woman like Meriem who is willing to contribute to our Moroccan society by empowering Moroccan women and help them to be independent.

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